Près d’1 conducteur sur 2 compte les verres qu’il peut boire avant de prendre le volant

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour rester sous le seuil légal, près d’1 conducteur wallon sur 2 compte le nombre de verres qu’il peut boire avant de prendre le volant. Et un conducteur sur 7 limite sa consommation… mais sans tenir compte du seuil légal ! C’est ce qu’il ressort d’une nouvelle enquête de l’institut Vias menée à l’occasion des fêtes de fin d’année. Pourtant, vu la difficulté d’évaluer avec précision son alcoolémie, certains conducteurs seront surpris au moment de se faire contrôler. Pour passer des réveillons sans danger sur les routes, voici 10 conseils à respecter…

Selon une nouvelle enquête de l’institut Vias, près d’1 Wallon sur 7 (15%) et un Bruxellois sur 10 (11%) limite sa consommation d’alcool quand il doit prendre le volant mais sans tenir compte du seuil légal. Près de la moitié des Wallons (45%) comptent le nombre de verres qu’ils boivent afin de rester sous la limite légale. Environ la même proportion (52%) pense que l’on peut boire deux verres avant de prendre le volant. Pour certaines personnes, cela peut être vrai mais il est très dangereux d’estimer le nombre de verres que l’on peut boire avant d’atteindre la limite légale. Cela dépend de toute une série d’éléments comme le poids, le rythme auquel la personne boit, l’absorption préalable ou non d’un repas, etc. Bref, certains conducteurs risquent d’être surpris en cas de contrôle.

Dormir sur place ? Une habitude bien ancrée en Wallonie

Au fil des ans, les campagnes Bob se sont notamment focalisées sur la responsabilité partagée de faire évoluer la norme sociale en matière d’alcool au volant. Et c’est notamment le cas des personnes qui reçoivent des invités à l’occasion des fêtes. Le message semble être bien passé puisque plus de 9 hôtes sur 10 (93%) prennent des mesures pour éviter que leurs invités conduisent sous l’influence de l’alcool. Plus d’une personne sur 4 (27%) ayant des invités prévoit des boissons « attrayantes » sans alcool. En Wallonie, dormir sur place est proposé par 1 hôte sur 2 (49%). C’est beaucoup plus qu’à Bruxelles (36%) où l’offre de transports en commun rend cette solution moins nécessaire.

Nouvel An: 1 accident sur 4 avec un conducteur sous l’influence de l’alcool

Preuve de l’efficacité des campagnes Bob, la période de décembre à février est celle où le nombre d’accidents impliquant un conducteur sous l’influence de l’alcool est le moins élevé: il est, en moyenne, 15% plus faible que par rapport au reste de l’année (314 accidents par mois en moyenne contre 368).
Néanmoins, lors du week-end du Nouvel An, pratiquement un accident sur 4 (24%) implique un conducteur sous l’influence de l’alcool. C’est plus qu’un week-end « traditionnel » (19%) et plus que le week-end de Noël (16%). En nombres absolus, on recense en moyenne une quarantaine d’accidents dus à l’alcool lors du Nouvel An contre une vingtaine à Noël. Bref, malgré les contrôles et la sensibilisation omniprésente, la période des fêtes, et en particulier du Nouvel An, reste particulièrement à risque.


Personne de contact
Benoit Godart, porte-parole institut Vias: 02/244.15.34 ou 0476/24.67.20